Sonnet 1
Théophile Gautier
Aux vitraux diaprés des sombres basiliques,
Les flammes du couchant s’éteignent tour à tour;
D’un âge qui n’est plus précieuses reliques,
Leurs dômes dans l’azur tracent un noir contour;
Et la lune paraît, de ses rayons obliques
Argentant à demi l’aiguille de la tour,
Et les derniers rameaux des pins mélancoliques
Dont l’ombre se balance et s’étend alentour.
Alors les vibrements de la cloche qui tinte,
D’un monde aérien semblent la voix éteinte,
Qui par le vent portée en ce monde parvient;
Et le poëte, assis près des flots, sur la grève,
Écoute ces accents fugitifs comme un rêve,
Lève les yeux au ciel, et triste se souvient.
Sonnet 1
Shiven Sharma
Past the prismatic windows of the dark basilicas,
The flames of the west are extinguished turn after turn;
Of an age no longer that of precious relics,
Their domes in the Azure trace a black outline;
And the moon appears, with its oblique rays
Half silvering the needle of the tower,
And the last branches of melancholic pines
Whose shadow sways and spreads around.
Then the vibrations of the bell that chimes,
Of an aerial world resembling the extinct voice,
Which, by the wind carried to this world, comes;
And the poet, sitting by the waves, on the beach,
Listens to these runaway accents like a dream,
Looks up to heaven, and in sadness remembers.